Démolition du Chantier du Parlement: Le député Candide Azannaï refuse toujours de quitter les lieux

Depuis l’annonce faite par le président Yayi Boni de la démolition imminente de « la honteuse mafiosité architecturale » qui valait 14 milliards FCFA, l’honorable Candide Azannaï monte la garde devant le chantier à l’abandon, cela fait déjà 33 jours que ça dure. Il a notamment reçu le soutien de l’association de défense des animaux dont le porte parole trouve honteux de « Raser cet éléphant blanc, mort et aux défenses inutilisables »

CANDIDE-AZANNAÏ-FCBE

Candide Azannaï reste droit dans ses bottes solidement enchaîné à 200 litres de Kpayo avec son briquet dans les mains. Il porte dans son dos un sac bardé de capteurs reliés à un ordinateur. Imperturbable l’homme déclare s’opposer au prix du sang à la destruction de ce qu’il appelle le musée de la corruption. Le célèbre révolutionnaire qui a entamé depuis un mois une grève de la faim tient entre ses mains une mallette noire. Il lit avec fierté un extrait de la lettre ouverte  adressée à Yayi Boni :

« Je ne suis pas un terroriste mais si vous tentez de me déloger vous allez déclencher une catastrophe écologique. Tchéké Edjinkonin ».

Joint au téléphone, le président de l’assemblée Mathurin Nago se désole de l’attitude de son collègue : « on a le droit de manifester mais là Azannaï dépasse les bornes. c’est une atteinte à la sûreté de l’état, nous allons lever son immunité, je vous le dis ». La population riveraine commence à se désoler des nuisances causées par les attroupements de badauds doublés de ballets incessants de véhicules officiels. Le site est désormais gardé par 120 policiers sans oublier les deux chars postés à l’entrée de la ville de Porto Novo.

Chantier Assemblée Bénin

« Il est planté là du matin au soir, même la nuit, il accorde des interviews à des chaînes étrangères. Mais il faut partir maintenant, nous en avons marre de la pression policière» commente une passante.

Pour Joe Colins, touriste et journaliste anglais présent sur les lieux depuis plusieurs semaines, Candide Azannaï semble déterminé mais ses demandes sont parfois exagérées. Le ministre de l’intérieur Benoît Degla raconte avoir été obligé d’équiper l’aéroport de Cadjèhoun de 214 balises GPS avec une station de localisation pour calmer ses menaces. Selon plusieurs membres du cabinet de Yayi Boni, le président l’appelle tous les jours, il veut qu’il garde le secret du K.O. Il lui propose de le nommer premier ministre.

Commentaires de quelques personnalités

DGPN Phillipe Houdégon : « J’ai neutralisé Talon avec tous ces produits radioactifs, si le président l’ordonne, nous allons bombarder l’édifice »

Mama Djibril Debourou : « Je vais faire une proposition de loi pour interdire l’accès au site, comme ça il va mourir de faim, il veut le suicide, il l’aura »

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